(( Le monde explose , la terre s`effondre , et je crie ou je ne crie pas , puisque plus rien n`existe . ))

(( Le monde explose , la terre s`effondre , et je crie ou je ne crie pas , puisque plus rien n`existe . ))
Je veux être libre .
Je veux être vivante .
Je veux être moi .
Je suis en train de naître .
J`ai quarante-trois ans .



Ceci est un accouchement . Sans anesthésie . La douleur ne veut plus rien dire pour moi .



Je veux venir au monde . On m`a tout volé . Toutes ces années pour oser dire JE . Quarante-trois ans pour affirmer : JE VEUX . Mots magiques . On m`a volé ces deux choses : JE et VEUX . Quand , à cinq ans , il m`attrapait par la chemise après m`avoir pourchassé dans les champs avec sa moto , qu`il me déposait comme du gibier en travers de la selle pour ensuite me faire subir dans la cabane la punition dont je ne savais pas la faute , je ne savais pas qu`il existait un monde où les petits enfants disent « Je veux » et « Je ne veux pas » sous l`½il attendri de leur maman . Quand , à dix ans , les bonnes s½urs de l`orphelinat me fouettaient à m`en incruster les vêtements dans la chair , je ne savais pas qu`il y avait un monde où les enfants mangent à leur faim et s`endorment paisiblement au son d'une berceuse . Quand , à seize ans , il est entré dans ma vie , me lançant ces belles phrases qui avaient le dons de me fouetter en pleins c½ur , je ne pensais pas que derrière ce visage d`ange ce cachait un homme comme celui qui me servait de père , ou même ces bonnes s½urs qui n`ont su me faire que du mal . On m`a tout volé, mais aujourd`hui je sais . Je veux . J`existe . Je nais .



Ceci est un accouchement .







Une mise en bouche de ma fiction . Ce n`ai pas ma première , loin de là . J`aime écrire et je le fait dès que je le peut . J`ai eu l`idée de cette histoire quand je suis partie en vacance . Elle a pris jour sur la plage , le soir vers vingt et une heure . Je ne sais pas ce que ça va donner . J`espère que ce sera apprècier à sa juste valeur .
Là , le personnage principal à quarante-trois ans comme vous l`avez compris . Mais c`est seulement pour le prologue . Dans le premier chapitre , elle aura seize ans . Pour être prévenu de la publication des chapitres , il suffit de laisser un ou plusieurs commentaires et ce sera chose faite . Et aussi , je fait en sorte de lire toutes les fictions de mes lectrices , alors ajouter moi a vos amies pour que je ne perde pas votre blog . =)
J`attend vos impressions avec impassiance . Faut dire que je stresse un peu =S.




Seul les commentaires postés au dernier article seront pris en compte . Je ne veut pas que mon premier article soit sur - chargé . Alors les pubs ou les suites en ligne vont au dernier article . Merci de comprendre .

# Posté le mardi 19 août 2008 12:09

Modifié le mercredi 10 septembre 2008 10:02

(( Pas de place ici pour le moindre attachement . Lutter , lutter au quotidien , apprendre vite . ))

(( Pas de place ici pour le moindre attachement . Lutter , lutter au quotidien , apprendre vite . ))
E I N




Juste une larme en l`écoutant . Listen .





J`ai cinq ans . J`ai dix ans . J`ai seize ans . Seize ans que je vis . Seize ans que je ne meurs pas . Sans comprendre pourquoi je suis toujours sur cette terre . Je suis toujours là , a subir les coups des gardiennes , physique ou mental . Les deux font tout aussi mal . Dernièrement c`était « Tu es nulle , tu es moche , tu es bête . Ne rêve pas au certificat d`études , jamais tu ne l`auras. » Sur les bancs de la classe , l`institutrice , à l'accent russe roulant en grosses vagues , eut vite fait de me repérer . « La grrrande gigue , tu comptes vraiment avoir ce certificat ? Tu n`en a pas les capacités , sache le . » La « grrrande gigue » , dépassant tous les élèves d`une tête , ne savait plus comment disparaître et ce faire oublier . Mes journées de classe se noyèrent dans un bourbier total , à tellement craindre l`humiliation perpétuelle que je ne comprenait rien à ce que j`était censée apprendre . Pourtant mon envie de relever ce défi était immense .
Je me mis donc , après mes corvées du soir , à réviser la nuit à la lumière d'une bougie . Et lentement , avec avidité , je copiais et recopiais , guettant la visite impromptue d'une gardienne . Un pas dans l'escalier et j`éteignais la bougie , serrant mes cahiers contre moi . Au risque de brûler ma chemise de nuit sur la mèche incandescente . Je rêvais si fort à ce certificat d`études qu`un jour de tiendrais dans ma main , portant le nom de la trop grande , de la trop nulle , de la trop moche Marine , enfin victorieuse .
J'ai seize ans et je passe l`examen à dix - sept ans , il me reste un an pour prouver à ces personnes qui me traite comme une vulgaire bête que je suis capable , moi aussi , de quelque chose .



Oh . J`y pense seulement . Vous ne devez pas comprendre où je suis . Dans un centre de redressement . Honnête et rigoureux , le règlement cachait néanmoins une hypocrisie flagrante : les pensionnaires mineures étaient rarement enfermées pour vol , violence ou même meurtre . Le crime commis par la plupart des filles tenait en un mot : fugue . Battues , humiliées , sinon victime d`inceste comme Marie - Claire , ma s½ur que je commence seulement a connaître vraiment , elles s`étaient échappées , se mettant hors de la loi . Une gamine mineure couverte de bleus ou violées , errant sur les routes sans un sou en poche , était coupable . La loi du silence et de la honte achevait d`emprisonner les filles condamnées , condamnées d'avance . L'impunité de mon oncle qui m`a placé dans ce centre , sa bonne conscience n`étaient au fond que le miroir de cette hypocrisie général . De quoi aurait-il eu peur ? On avaient enfermé Marie - Claire qui avait commis le crime de s`enfuir . Monde étrange qui écrase les victimes . Monde étrange qui , apprenant ensuite la vérité , s`en offusque et culpabilise les mêmes êtres qu`il a abandonnés en leur demandant pourquoi ils n`ont pas réagi . Les mêmes . Creusant ainsi davantage le fossé séparant les deux clans : les normaux , et nous . Nous appartenions à un autre univers , régi par une barbarie sans nom . Nous étions coupables , ligotées , sacrifiées . Avec pour seul espoir ces dix huit ans fatidiques qui brillaient à des années lumières de nous . Tellement longtemps que je les attends . Ces dix huit ans .
Je suis venue dans ce centre pour quittée cette « famille » horrible qui ce compose de ma tante et mon oncle . Et pour retrouvée ma s½ur . Marie - Claire . Nous avons passez toute notre enfance ensemble , là bas dans la cabane , mais jamais nous avions eu cette relation . De s½urs . De vrais s½urs .



Les vacances chez l`oncle Georges approche , ce qui me fait compter les jours avec peur ... Car je n`aime pas être chez lui . Il passe son temps à salir la mémoire de maman . Maman mourait vingt fois . Ma tante faisait tout pour obtenir un rabais lorsque nous allions dans les magasins à chaques trimestre. « Cinq euros . Cinq euros en moins , la pauvre est orpheline , oh , si vous saviez , sa mère , une femme de peu est morte dans un accident de moto , quant à son père , ne m`en parlez pas . Nous la prenons pour les vacances mais elle nous coûte cher. On est pas Crésus vous savez , cinq euros , cinq euros de rabais . » Ecoeurée , je gardais les yeux au sol , rêvant un jour de me jeter sur cette tante , toutes griffes dehors , pour la faire taire , pour l`étouffer de billets de banque , pour lui expliquer que son honnête mari avait d`étranges manière avec ces nièces ... Mais bien sûr je me taisais . Maman mourrait bien plus dans la trahison de son frère , Georges . Maman ne cessait de mourir , et moi avec , moi déjà tant réduite à néant .
Dans trois jours ... Dans trois jours je retourne dans cette famille pour les vacances d'été ... Pour deux mois ... Anne - Marie ira chez tante Alice ... Je serai seule ... Dieu s`il te plait aide moi ...








Voilà . Ce premier chapitre . Qu`en pensez vous ? J`ai eu du mal à certains moment , pour appropriée mes mots à la souffrance de Marine . Vous aimez le résulat ? J`ai bien fait passer les sentiments ? Je sais que certaines phrases sont plutôt complexe , comme certaines lectrices l'on dit , il leurs à fallu relire une phrase deux fois pour la comprendre , mais j`ai toujours écris comme cela . Y`a t-il des fautes ? Dites moi le s`il vous plait car j`en ai horreur . Normalement , si je ne change pas mon idée ( Ce qui arrive tout le temps . ) les Tokio Hotel devrait arrivés dans le prochain chapitre . Ils ne sont pas connus . Ils ne forment pas de groupe . Georg & Gustav sont les meilleurs potes de Tom & Bill . Peut - être qu`après ils formeront un groupe . Je n`en sais trop rien . Vous avez des questions ? Je répondrai à toutes . Sur Marine . Sur Anne - Marie . Sur l'oncle & la tante . Ou sur les parents de Marine . Allez y . ^^ Pensez vous que Marine aura son certificat d`études ? Sinon je pars en vacances Dimanche , je vais à Marseille . =D Avant tout les étés j`allait à la Rochelle . ^^ Et je rentre le 31 . Bon j'arrête là . Pressez de lire vos impréssions . ( : Attendez , j`ai une dernière question . Que pensez vous de la musique ? Elle va bien avec le contexte du chapitre ? Je m`escuse pour toutes ces questions , c`est le stresse des premiers chapitres . ^^

# Posté le mercredi 20 août 2008 10:40

Modifié le mercredi 10 septembre 2008 10:08

(( Ne t`endors jamais . Tu ne te réveilleras pas . Détruis la guillotine . Avant qu`il ne le fasse . ))

(( Ne t`endors jamais . Tu ne te réveilleras pas .     Détruis la guillotine . Avant qu`il ne le fasse . ))
Z W E I







Nous allâmes prendre le train , Marie - Claire et moi . Et je pleurais . Je pleurais parce que le moment allait revenir d`être livrée comme un paquet de viande à mon honorable tuteur . Je pleurais parce que , comme d`habitude , Marie - Claire et moi serions séparées , je pleurais parce qu`il me faisait peur , ne m`épargnait rien , me volait tout ce qu`il pouvait me voler . Je pleurais parce que durant deux mois j`allait être anéantie , et qu`un trimestre passerait encore , puis les vacances reviendrais , et combien d`années comme ça , sous son emprise ...
Le train , le bus . Marie - Claire qui ne se fait guère d`illusions , descendit en me tenant la main , et dit bonjour . La tante , tendue et mauvaise , laissa son mari nous accueillir .



« - Vous allez être contentes , je fait revenir la tombe de votre mère pour l`installer dans notre cimetière . Grand - mère Eugénie est très heureuse . - Nous dit-il en souriant. »



Je reçu la nouvelle comme un choc : comment osait - il parler de sa s½ur morte , et de sa propre mère , devant ces filles qu`ils violaient sans vergogne ! Je tentai de retenir Marie - Claire , déjà paniquée par ce qui m`attendait , mais la décision du géant autoritaire était prise . Et dans des pleurs qui le laissèrent de glace , je regardai partir ma s½ur . Deux mois à subir l`oncle , deux mois auxquels j`allais devoir survivre , sous le tic - tac de l`horloge imperturbable ...
Je rentre donc à l`intérieur de chez Tante Marthe , le regard posé au sol . Georges m`interpelle .



« - Marine , vient voir au salon deux secondes . - »



Je me dirige sans un mot au salon et une fois à l`intérieur , relève la tête . Tante Marthe , de son ton autoritaire prend la parole .



« - Nous partons vivre à Paris , ton oncle s`y est fait muté . Etant donner que tu ne peux pas venir avec nous , Georges c`est arrangé avec un de ces amis . Tu pars donc vivre chez eux car à ma grande surprise , ils ont accéptés de te garder . A t`es dix - huit ans nous reviendrons te voir pour que tu es l`argent de t`as trainée de mère . Ton train pars dans une heure . Georges t`y emménera . - »



C`est trop d`un coup . Je comprend pas . Je pars vivre chez des amis de l`oncle hodieux et dans une heure mon train pars ... Ce qui veut dire que ... Je quitte cette maison ! Je quitte la maison de l`horreur ! Non Marine , ne crie pas victoire . Je ne sais pas comment sera ma « nouvelle famille . » . Alors je quitte cette maison , pour mieux sautée dans le vide ... Tante Marthe de sa voix glacial me sors de mes pensées .



« - Au lieu de restée là sans bougée , file donc préparée t`as affaires . Mais qu`elle gourde cette gosse mon dieu . - »



C`est ça chère tante . Fait de ton mieux pour cacher ta joie suite à mon départ précipiter . Toi qui n`était que complice de l`oncle avec ton igniorance . Ne comprenait - elle pas que les bonnes frites qu`elle seule savait préparer aussi bien nous donnaient comme le reste envie de vomir , ne comprendrait - elle donc jamais auprès de qui elle vivait ? Non , Tante Marthe ne comprenait rien , tante Marthe ne trouve pas surprenant qu`on préfère le travail et les draps gris de Tante Alice au confort qu`elle nous offre , pas plus qu`elle ne s`étonne de mon envie de me faire battre à l`orphelinat , alors que je passe chez elle de paresseuses vacances au luxe envié par toutes les petites cousines ... Non , Tante Marthe nous méprise et nous hait , Tante Marthe est malade des nerfs mais tante Marthe tient absolument à accueilllir une de ces misérables orphelines dans cette maison où l`on mange si bien ... Elle vivait auprès de l`individu le plus abject de toute la ville , dont elle était la plus exemplaire complice , et ne se rendait compte de rien ...
Après un temps de réflexion , je décide de prendre parole . Alors d`une voix mal assurée je me lance .



« - Je veux ... Je veux aller sur la tombe de maman avant de partir . -
- Oh mais c`est que Mademoiselle exige quelque chose . - Réplique Marthe , surprise . -
- Va faire t`es valises , je te déposerai au cimetiére en allant à la gare . - Me dit l`oncle en buvant une gorgée de vin . - »




Je monte dans ma chambre avant d`avoir droit à une refléxion de la tante et prépare mes valises ...
Quand le bus arriva , je repérai vite une place , au fond , encadrée par deux inconnus . Il ne s`assiérait pas à côté de moi , pour ces quelques minutes de trajet il ne parlerait pas de son haleine puante , me frôlant du coude ou du genou . Il s`installa à une place libre , devant , et je pus fermer les yeux en serrant les dents , pour retrouver un souffle de vie dans cette tornade . J`était dévastée .
Le bus s`arrêta . Nous descendîmes . J`était glacée des pieds à la tête , malgrès une chaleur étouffante .


La tombe est là - bas , avec sa croix , sa plaque et sa terre noir où Grand - mère Eugénie a déposé des fleurs . Mes yeux s`emplissent de larmes , ma vue se brouille , j`avance à l`aveuglette . Nous nous arrêtons devant Maman . Elle est là , toute proche , Maman est là , enfin , après ces années , maman , je tombe à genoux sur cette terre noir , maman , pourquoi m`as tu abandonnée , j`embrasse la terre et je ne suis que larmes . Maman au secours , reviens , dis à ton frère qu`il me fait mal , viens me sauver tout me dégoûte , dis lui d`arrêter , Maman c`est ton frère il n`as pas le droit . Et je pleure , je pleure , je pleure encore et mes mains s`enfoncent comme à la cabane , je suis à quatre pattes , écartelée , je veux la retrouver , creuser et me coucher près d`elle , je veux mourir maman , pour être près de toi , et quand nous serons côte à côte , fortes , il n`osera plus jamais me toucher , plus jamais , plus jamais ...


Je part . Je quitte la maison maudite , mais il est ancré dans chacun de mes pores , il est là , me dominant de toute son autorité , même si je ne le verrai plus durant trois ans , il sera toujours là ...
Je déchiquetai littéralement ce fameux châle que Tante Marthe m`as donner . Je ne veux rien d`eux . Avec mes dents , avec mes ongles , je le réduisis en charpie . Dans le train me menant à Hambourg , j`arrachai d`un geste tout aussi violent les pinces qui retenait mon chinion . Ma tante aimait me priver de ma seule fierté , de ma seule défense , en m`enroulant ce chinion ridicule . Mes longs cheveux noir s`étalèrent en cape autour de moi . On pouvait me regarder d`un drôle d`air , oui messieurs - dames , vous pouvez me prendre pour une folle , grimacer parce que vous me trouvez horrible , vous pouvez me mépriser , me cracher dessus , messieurs - dames , c`est un fantôme que vous regardez de vos yeux vrillants , je suis un fantôme , et je pars dans l`inconnu . J`ai seize ans messieurs - dames , seize ans de torture moral et physique , je suis seize ans de douleur , messieurs - dames , et je me coule tout doucement dans le berceau de la mort . Adieu , messieurs - dames .








Bonjour tout le monde ( : Holala vous ne pouvez pas savoir à qu`elle point je suis heureuse en ce moment . Je suis rentrée de vacances hier soir , et qu`est - ce que je vois ? 159 commentaires non lu . Mon dieu je vous dit pas le grand sourire qui c`est désiner sur mon visage . Il y en avait 152 pour mon chapitre et 7 pub ou suite en ligne . Je suis tellement contente . =D Car c`est un genre de fiction que les personnes n`aime pas trop . Enfin la vie de Marine que les personnes n`aimes pas . Ce que lui fait l`oncle et tout . Mais vous êtes quand même là . Il faudra que je compte vous êtes combien . Bref . Le chapitre deux est arrivé . Je l`ai écrit en vacance le soleil m`inspire beaucoup je trouve . Mes passages préferées sont celui où Marine et sur la tombe de sa Mère et celui où elle est dans le train . ^^ J`espère que vous aussi vous aimez . Bon j`avais dit que les Tokio Hotel serait là au deuxième chapitre , mais je ne voulais pas trop chargé ce chapitre . Mais ils seront là au prochain là c`est sur ! ^^ Si vous avez des questions , je suis toujours ouverte pour vous y répondre . Et la musique . Vous en pensez quoi ? Moi je l'aiiime ♥ . Ce groupe est tellement génial ...
Pressez de lire encore une fois vos appréciations . Merci beaucoup de me suivre . Vous êtes adorables .

# Posté le vendredi 22 août 2008 16:16

Modifié le mercredi 10 septembre 2008 10:05

(( La grande ombre du bourreau régnait sur moi , son organisation implacable me condammait à ne jamais reprendre souffle . ))

(( La grande ombre du bourreau régnait sur moi , son organisation implacable me condammait à ne jamais reprendre souffle . ))


Délire D`auteur ------ Je suis Folle et alors ?





Je suis accusée d'être folle. Je le conçois et même l`anime.
Rebrousser mes idées, refreiner mes envies.
Ces situations, ces plaintes qui sortes de mon esprit.
Caresser la chaleur d'une ½uvre terminée,
Embrasser la fin, se tordre de douleur d`avoir trop inventé.
Etre fou, naître différent, n`être qu'incompris.
Ebloui par la volupté de l`impossible
Univers infini et terrible.
Simple clôture fracassée, évasion au-delà de l`interdit.



Je suis accusée d`être folle. Etrange compliment dont je me délecte.
N`est fou que celui qui ne s`exprime pas.
N`est sain que celui qui ne s`endort pas.
Maladie mentale, névrose...
Action chirurgicale, overdose...
Démon de la santé,
Lucifer, mais qui êtes vous pour me juger ?



Je suis accusée d`être folle. Autrefois condamné aujourd`hui incompris.
Brûler le corps pour piéger l'esprit.
N`est-ce pas là le simple réchauffement de vos c½urs glacés ?
Terrés dans des âmes trop restreintes
Prêtes à tuer sous nos plaintes.
Une peur de l`inconnu, simplement indompté
Glissé sous nos griffes acérées,
Evadée, pour nous laisser rêver...




« Seule la crainte de la folie nous fera descendre le drapeau de l`imagination... »
`




Je ne vis que pour écrire ...






__________________________




Et maintenant , place au chapitre ...






D R E I








Hambourg , cinq juillet 2oo7 .

Je sonnais à la porte d`une maison bourgeoise . L`entrée de marbre , l`escalier au tapis bordeaux , les lustres scintillants , cet univers de richesse et de luxe tranquille m`impressionna , me terrifia même - j`était si petite , j`allait m`ensevelir . Depuis toujours , tout était pour moi agression , tout me désignais du doigt pour m`accuser , me crucifier . Partir loin de mon oncle ne m`apportait aucun soulagement . Je ne savais pas ce que j`allais trouver dans cette maison cossu de Hambourg , mais je ne me faisait aucune illusion : rien ne me sauverai , rien ne m`épargnerait . Un pas se fit entendre derrière la belle porte , un pas vif , énergique . Mon c½ur ce serra . La conscience que j`avais de ma totale nullité , de ma laideur , de ma souillure me faisait craindre toute confrontation avec un regard qui ne pouvait manquer de me juger . Un ange apparut . Une dame blonde , belle , à la bouche parfaite , aux dents étincelantes , une dame auréolée de pureté me dévisagea et me sourit . Un sourire doux , comme ceux que Maman me faisait pour me rassurée , comme ceux de Anne - Marie . Mais là , pour la première fois , une inconnue me sourit .


« - Bonjour Marine . Nous t`attendions avec impatience . - »


Douce , sa voix est douce . Cela faisait une éternité que l`on ne m`avait pas parler de cette manière . Mais je reste méfiante . Ce n`est que la femme . Pas l`homme .


« - Entre donc , je vais te présenter le reste de la famille . - »


Non . Non je ne veux pas entrée . Je veux partir en courant , retourné à Magdebourg , aller sur la tombe de Maman et m`allongée à ces côté . Je ne veux pas rentrée . Je ne veux pas voir le mari de cet ange . Je ne veux pas souffrir de nouveau . Je veux que tout s`arrête . Et tout peux s`arrêter seulement quand je suis près de Maman . Pas ici . Pas avec ces gens , qui sont amis avec l`oncle . Je ne veux pas . Je ne veux pas ... Maman ... Maman aide moi . Dis leurs que je ne peux pas vivre avec eux . Qu`ils sont beaux et bien élevés . Que moi je suis laide et que j`agis comme une bête a force d`avoir peur à chaque pas , à chaque mot ... Je ne suis pas comme eux . Je n`y serai jamais . Je ne peux pas . Je ne veux pas ...


« - Marine ? Tu vas bien ? - »


Je lève mes yeux et regarde cette dame qui me sourie gentiment tout en semblant être inquiète . Pas pour moi . Personne ne s`inquiète pour moi . Cette femme pose la main sur mon épaule et je recule instinctivement . La peur et la méfiance .. Je ne suis que ça . Comme pour me rassurée , elle m`offre un second sourire et je fini par rentrée dans cette maison . La porte ce referme derrière nous . Comme à l`orphelinat la première fois où j`y suis aller . Je n`avais alors que huit ans ...


Flash Back .


Dans ma valise , des vêtement neufs , bien propres . Je pris le bus avec cette tante qui ne m`aimait pas . L`énorme véhicule me donnait mal au c½ur , et l`angoisse me nouait les tripes . Il n`y avait pas une main à laquelle se raccrocher , pas un regard vers lequel se tourner pour y puiser du réconfort . L`orpheline encombrante allait être casée entre quatre murs , puisque personne n`en avait voulu . Pas un baiser , pas une caresse sur la joue , pas une promesse de visite . Pas un adieu . L`immense porte , devant nous , annonçait la couleur . Marie - Claire , du haut de ces onze ans , était là aussi , avec sa valise . On sonna et l`immense porte s`ouvrit lourdement . Les deux petites s½urs sacrifiées entrèrent dans l`arène ...


Fin du flash Back .


La décoration de la maison était somptueuse , les fenêtres baignaient de clarté chaque pièce , et j`essayais péniblement de graver dans mon cerveau , qui n`avait connu que crasse , misère ou médiocrité , la vision de ce monde dont je n`avais jamais soupçonner l`existence .
Puis nous arrivons dans la cuisine et là , mes jambes cessèrent de fonctionner . Des hommes . Trop d`hommes . Cinq . Ils sont cinq . Pourquoi y`en a t-il autant ? Qui sont - ils ? Et pourquoi me regarde t-ils tous comme ça ? Il y en a deux qui rigole , ma laideur et mon malaise redoublèrent . La femme remarque mon arrêt puis rentre dans la cuisine .


« - Gordon ! Je t`avais dit que les gamins devait rester dehors pour l`arrivée de Marine ! Tu les connais , elle ce sent déjà mal , si en plus ils sont là , ce sera pire . - »
« - Gamins , gamins , on va avoir dix - huit ans Maman . - Réplique un dreadeux. - »



La femme ne répond pas à la remarque de son fils - je présume - et reviens vers moi .


« - Entre Marine . Ne fait pas attention à ces deux gringalet que j`ai comme fils , ils n`ont de respect pour personne . Je te présente Gordon , mon mari . - »


Je regarde cet homme . L`homme qui risque de me faire subir ce que l`oncle Georges me faisait ... Je pourrai jamais restée ici ... Je pourrai pas . Cet homme ... Me sourit . Un homme me sourit ? Je suis censée le prendre comment ? Il sourit en pensant à ce qu`il va me faire . Ou il sourit d`un sourire franc , comme celui de sa femme ? Je prie pour que ce soit la deuxième option . Je prie , j`implore , je me mets à genoux devant Dieu ...
Puis la femme dont je ne connais toujours pas le prénom ce retourne vers les autres hommes qui encombre la pièce . Elle s`approche d`un garçon au cheveux noir .


« - Voici mon fils , Bill . A côté de lui ce trouve son frère jumeau , Tom . Puis les deux autres ici sont leurs copains, Georg et Gustav . Les garçons , un peu de politesse s`il vous plait ! - »
« - Bonjour . - Dirent-ils d`une même voix . - »



Je ne répond pas , je regarde leurs visages , un par un . Tout comme eux , mais moi j`ai quatre paires d`yeux qui me fixe . Arrêtez ça je vous en prie ...


« - Ouais bah je vois pas à quoi ça sert d`être poli si elle répond même pas ! - »
« - Bill ! Elle vient d`apprendre qu`elle changeait de famille elle est sous le choc encore . - Intervint la femme. - »
« - Ouais bon bin nous on monte . Salut . - Dit ce Bill en partant. - »



Les trois autres le suivirent et j`entend la femme soupirer . Ils ont l`air de la mettre à bout . Ils ne se rendent pas compte de la chance qu`ils ont d`avoir une mère . Une mère qui les aime et qui leurs offre une vie magnifique ...


« - Te fatigue pas avec eux Simone , tu sais qu`ils sont irrécupérable . - »
« - Mais pourtant je les ai bien élevés , ils devraient pas être comme ça . - »
« - Chérie calme toi . Nous ne sommes pas encore aller en course , il est déjà quinze heures. Nous devrions y aller étant donner que tu as beaucoup de chose à acheter .»
« - Tu as raison . Je vais montrer à Marine où ce trouve sa chambre , j`arrive . »



Elle me demande de la suivre et nous passons dans le salon où ce trouve les garçons . Je ne les regardes pas . Mon regard est concentré sur le sol , comme toujours . Mais je sens que eux me regarde . Ils me suivent du regard tout le long de la pièce , qui semble immense et tellement longue à parcourir . Je souffle silencieusement en arrivant au grand couloir . Nous montons de somptueux escaliers pour finir dans un autre couloir tout aussi grand que celui du premier étage . Un long tapis bleu foncé le parcourt bout à bout . C`est tellement beau ... Je n`en reviens pas . Jamais je ne pourrai oublié cette maison . Pour sa beauté . Pour l`ange qui y vit . Même si ces fils semble horrible à supporter , elle est là . Et je pense qu`elle , sera douce avec moi . Comme Maman peut - être . Pour cela , il faudrait vraiment que Dieu ce tourne de mon côté . Et j`ai appris a ne plus croire au miracle . Nous arrivons devant une porte que Simone ouvre . La première chose que je vois , un lit baldaquin . Un grand . Comme dans les films que je voyait chez tante Marthe . Un grand lit avec des beaux draps violet foncés .


« - Voici ta chambre . J`espère que tu t`y sentira bien . Si celle - là ne te conviens pas , il en reste une autre tout au bout du couloir . Tu iras voir et tu me diras quand Gordon et moi reviendrons . D`accord ? »


Elle me regarde , attendant une réponse qui ne viendra jamais . Je n`ai pas encore parler depuis mon arrivée . Cela la dérange peut - être , mais les mots refusent de sortir . Je me contente d`obéir à ce que l`on me dit . Sa à toujours été comme cela . Pourquoi ça changerai ?
Simone me gratifie d`un sourire et sors . Quand à moi , j`entre dans cette chambre qui est ... Beaucoup trop belle pour moi . Ces draps violet . Ces longs rideaux violet également . Ce bureau , cette armoire , et même une coiffeuse ! Je m`y approche et mon image ce reflète dans le miroir . Je pose mes mains sur mes joues creuses et me regarde . Je n`ai rien pour plaire . Je n`ai pas de seins , je n`ai pas de forme . Et je ne veux pas en avoir . C`est ce qui plait aux hommes . Je ne veux pas leurs plaire . A cause de ce manque de nourriture et de ce renfermement en moi , je n`ai eu mes règles qu`à quinze ans et demi . Horrifié je l`était en voyant ce sang qui me terrifie tellement .
Je lâche mon regard du miroir et m`approche de la fenêtre . En tirant le rideau , j`aperçois une immense piscine où l`eau y est des plus claires et transparente . J`ai envie de plonger dedans et de tout oubliée en étant dans l`eau . Mais c`est bien beau de rêver de l`impossible . Jamais je ne pourrai oublié quoi que ce soit .
Je quitte la fenêtre et me dirige dans le couloir . Simone m`a bien dit qu`il y avait une autre chambre de libre , tout au bout . J`avance et ouvre la dernière porte . Cette chambre est beaucoup moins belle que l`autre . Je pénètre à l`intérieur et fait le tour de la pièce de mon regard . Je préfère celle - ci .
Les draps qui couvrent le lit sont de couleur Noir . C`est aussi un lit baldaquin , la moustiquaire qui l`entour est en dentelle Grise / Noir . Elle est moins Rose et moins joyeuse que la première . C`est pour cela que je préfère cette chambre . Je retourne donc à la première prendre ma valise et la dépose dans « ma chambre » . J`allait refermer la porte lorsqu`une fois masculine m`interpelle . Oh non ...








Et voilà . Ce troisième chapitre tant attendu pour certaines lectrices . Il fut long à venir , mais au final il est là , fière de ce présenter a vos avis . Comment le trouvez - vous ? Moi je l`aime . Surtout le début . Je ne suis pas tellement satisfaite de la fin , mais le début me plaît énormément . Sinon comment c`est passer votre rentrée ? Vous êtes en quoi ? Moi en Terminal L . J`espère avoir mon Bac ... Mais je suis sur de réussir en Français & Histoire . Mais les langues ne sont pas trop mon fort . Enfin surtout l`Anglais où j`ai pas mal de difficulté . J`ai tout oubliée de mes années collège , me concentrant sur l`Allemand . Donc pour tout rattraper ... xD Bref , je vous raconte un petit peu ma vie là . ^^ Je voudrais aussi remercier celles qui sont venu lire mon poème . Vos commentaires m`ont fait vraiment plaisir . ( :
Bon , mon texte sera plus court que les autres . Oubiez pas de posé vos questions si vous en avez . Vous aimez la façon dont les Tokio Hotel apparraisent dans l`histoire ? Encore Merci pour tout . Vous êtes superbe . <3
Au faite , je sais que les jumeaux ont eu dix - neuf ans et non dix - huit ans . Mais pas danc cette fiction . ^^

# Posté le mardi 02 septembre 2008 11:04

Modifié le mercredi 10 septembre 2008 10:08

(( On se barricade dans son crâne , son sommeil , son c½ur , ses sens , on se verrouille sur sois - même , l`âme hantée et apeurée ... ))

(( On se barricade dans son crâne , son sommeil , son c½ur , ses sens , on se verrouille sur sois - même , l`âme hantée et apeurée … ))
V I E R .









« - Hé machin attend ferme pas ! - »


Machin . A l`orphelinat c`était le numéro soixante - quatorze . Chez Oncle Georges c`était la fille de la traînée . Ici , ce sera donc Machin .
J`ouvre donc un peu plus la porte et tombe sur le dreadeux . Si tu veux savoir , je m`appelle Marine . Mais je sais que ce n`est pas ce que tu veux . Tu as autre chose à faire que de t`occuper du prénom de Machin . Mes yeux qui étaient rivés sur le sol ce relève pour regarder le visage de Tom , si je me souviens bien .


« - Je ne sais pas si tu es conne ou si tu le fait exprès , mais ta chambre c`est la rose bonbon situé au milieu du couloir . J`pense que tu es conne , j`vois pas pourquoi j`pose la question . - »


Et c`est repartie . L`espace d`un instant j`ai crue que je serai bien dans cette maison . Je me suis bien gourer . Ce garçon est comme Georges , comme Tante Marthe , comme les gardiennes . Leur passe temps préférer , c`est me rabaisser . Me rappeler mainte et mainte fois que je ne suis qu`une moins que rien . Tout ça parce que je suis ... La fille de ma mère . Voilà la faute pour laquelle je suis sur le banc des accusés .
Maman était belle , très belle , pour une seconde de paix chez le photographe , pour l`éternité d`un portrait . Elle s`appelait Lucienne . Elle était la dernière de douze enfant , et la préférer de Grand - mère Eugénie . Maman était Belle . Elle épousa Papa , lui ou un autre , qu`importe , les hommes aimaient maman et maman , à dix - huit ans , avait besoin d`amour . Il fallait ce marier pour donner un nom aux enfants qui n`allaient pas tarder à se succéder . Un nom , sinon une véritable paternité . Maman aimait que les hommes l`aiment . Ses frères et s½urs , et surtout ses belles - s½urs , ne tardèrent pas à la détester , comme on déteste ces plantes qui répandent un parfum capiteux au milieu d`un sol aride .

Papa était cheminot . Et alcoolique . Brutal . Alors la belle plante prit vite l`habitude de recueillir un peu de douceur chez d`autres jardiniers . Maman eu cinq enfants . Romain qui à maintenant vingt - cinq ans . Pierre qui en a vingt - deux . Lucien qui lui en a vingt . Marie - Claire à dix - neuf ans . Et moi , petite dernière , qui n`est pas encore majeur ...
Maman fut enceinte une sixième fois . Était - ce de ce beau commandant que ma s½ur et moi avions vu une fois , là - haut sur un navire immense , et qui offrait à Maman haie d`honneur , baisemain et des marins pour s`occuper de nous ? Puis - je rêver d`être l`enfant de marin au bel uniforme , plutôt que du tortionnaire qui nous servait de père ... ? Maman fut enceinte une sixième fois et rien ne lui fut épargné . Rouée de coups , elle tint bon , s`accrochant à la vie pour ne pas nous laisser seuls avec ce fou . Puis , au bout de longs mois , son ventre se dégonfla . Le bébé sortit : un bébé froid , un bébé mort . Une petite masse pourpre aux os brisés avant de voir le jour . On opéra maman à la va - vite , laissant une longue plaie sur son ventre . Une plaie qui ne cicatrisa jamais .
Papa est mort , peu de temps après . Coma éthylique . Maman nous a - t - elle serrés ensuite contre elle , en laissant couler des larmes de soulagement ? Nous a - t - elle murmuré à l`oreille « plus jamais. » en nous caressant les cheveux ? Nous étions sauvés .

Elle l`avait déjà rencontré . Lui . Dix - huit ans à peine . Beau , dans cette grisaille du Nord qui n`en finissait pas . Et , au moins , il ne buvait pas . Elle avait dix ans de plus , mais elle était belle . A - t - elle été émue pas sa condition , lui qui vivait dans une maison délabrée , avec son frère amputé et sa vielle sorcière de mère ? A - t - il cédé au charme de cette femme aux formes généreuses , aux yeux profonds ? Ont - ils cru tous les deux qu`ensemble ils s`en sortiraient ?
C`aurait pu être un conte de fées . Une émouvante histoire d`amour . La belle dame courageuse , et le jeune homme à qui la vie souriait enfin . Ils auraient pu vivre heureux et faire beaucoup d`enfants . Même si le ventre de maman , cassé , ne pouvait plus rien produire , nous étions là , nous étions cinq , à n`avoir connu que l`angoisse et la peur . Nous ne demandions qu`à renaître . Romain aurait trouver un grand frère , de cinq ans son aîné . Nous aurions pu , maman , grâce à ton geste libérateur , grâce à cette nouvelle union , malgré la misère et la grisaille , nous aurions pu comme tant d`autres , connaître quelques gentilles années avant que la vie ne fasse de nous des adultes .
Si nous avions su rêver , nous aurions pu imaginer cette belle histoire . Mais on ne rêve pas , dans le Nord , on survit , tout au plus . Nous survécûmes .
En l`épousant, elle se mit toute la famille à dos . Son respectable cheminot était mort mille fois cocu , et voilà que la gourgandine , qui n`était plus toute jeune , se mettait en ménage avec un galopiau de dix - huit ans , un moins que rien dans ressources . Seule grand - mère Eugénie garda pour sa dernière fille toute sa tendresse , mais influencée par le reste de la troupe , elle dut ce cacher pour la recevoir dans sa petite maison .
Et nous avions raison de ne pas rêver . Cet homme était pire que le Diable en personne ...


« - Je ... Je pouvait choisir entre les deux chambres .- »
« - Ah . Ouais bah t`as bien fait de prendre celle là , avoir ma chambre juste à côté de la tienne ça me plaisait pas trop . Aller , a plus Machin . - Me dit - il en partant . »
« - Connard . - Dit - je en murmurant . »



Je referme la porte derrière moi et appuie mon dos contre celle - ci . Le bois froid me fait frissonner . Je regarde le mur en face de moi où ce trouve un cadre . Vide . Je ne comprend pas trop le sens de cette logique . Afficher un cadre , je suis d`accord , mais pas un cadre vide . Peu importe , cela est peut - être mieux . Les contours de ce cadre sont doré , très beau . Tout comme cette maison et tout ce qui est à l`intérieur . Je lâche le cadre du regard pour me diriger vers ma valise . Je l`ouvre et trouve une photos . De moi & Maman . Jamais je ne la quitte , elle est toujours sur moi ... En la regardant , ma première pensée ce dirige comme à chaque fois au jour de l`accident ...


Flash - Back .


J`ai sept ans . Sept ans et trois mois presque pile . Il fait chaud , le mois de juin rend le ciel très bleu , maman a mis sa robe à fleurs . Aujourd`hui elle va en ville , pour la confirmation de Pierre qui a du aller à l`hôpital à cause de sa tuberculose . Maman va monter sur sa moto , derrière lui , et quand ils vont partir je serai triste . Et soulagée . Et triste . Quand maman part , le peu de douceur auquel j`ai droit part avec elle .
Maman va en ville . Elle est jolie , dans sa robe à fleurs , et moi je voudrais la saisir à bras - le - corps et voyager comme ça contre elle en protégeant son ventre si abîmé . Lui , conduirait et me tournerait le dos , je ferais semblant de l`oublier . Maman va partir et de ma petite voix je lui demande de venir avec elle , j`ai tellement envie d`être blottie contre sa chaleur , d`être un petit animal , d`être bien juste une fois . Mais elle me dit non , gentiment : c`est dangereux à trois sur la moto . Elle me dit « je ne rentrerais pas tard . » Alors je me rassure un peu , maman reviendra vite . Ils démarrent et s`envolent vers les collines . L`air est tiède . Là - haut , elle se retourne et me fait signe en souriant . Je lui rend son sourire . Elle ne rentrera pas tard .
Le soir tombe et maman n`est pas là . Le soir tombe tard en Juin , il n`y a pas eu le bruit de la moto et maman n`est pas là . Nous sommes tous les cinq à crever d`angoisse : où est maman ? Quand rentrera - t - elle ? Elle a dit qu`elle reviendrait vite .

Nous n`avons rien manger , l`angoisse nous enlèves tout appétit . La nuit s`installa . Une nuit sans eux , une nuit qui nous livrait à nous - mêmes , pour nous montrer que nous n`étions que cinq pauvres bestioles apeurées . La nuit passait , mais pas l`angoisse . Nous étions là , accroupis , silencieux , à guetter de tous nos yeux , de toutes nos oreilles , et le bruit tant haï de la moto , aujourd`hui tant attendu .
Au matin , Romain avait fini par partir . Sur la route . Pour savoir . Je ne mettais aucun espoir en lui . Les autres , je les avais oubliés . J`avais sept ans et je voulais Maman .
Plus tard , en haut de la colline , la silhouette de Romain surgit , escorté par deux gendarmes . Ils viennent vers nous , ils nous disent de les suivre . La peur est là , peur de savoir . Une fois dans la voiture nous avalons les kilomètres , nous allons vers la ville .

L`hospice apparaît . « Toi , tu rentres là . » , me dit - on . Les autres vont reconnaître le corps agonisant de notre bourreau . Mais ça , je ne le sais pas . Plus tard , j`entend une phrase étrange : « Son père est mort , et son frère lui à cracher dessus . » Moi , mon père est mort depuis bien longtemps . Je ne comprend pas . Ils disent aussi une autre phrase : « Sa mère est mort sur le coup , elle a eu le c½ur défoncé. » On ramène mes frères et ma s½ur . Nous revoilà tous ensemble , mais où est Maman avec son c½ur défoncé qui doit lui faire si mal ? On nous conduit dans une petite pièce . Maman est là , sous un drap blanc , très blanc . Moi , je ne veux pas voir . Parce que si elle à le c½ur défoncé alors la cicatrice sur son ventre c`est ouvert et le sang coulera encore en dessous des draps . Je me rappelle Maman qui nous serre contre elle sous le gros noyer . Je ne pense qu`à elle . Que sera demain , maintenant que Maman a le c½ur défoncé ? Nous sortons de la pièce . Romain ce roule une cigarette et s`en va . Je ne sais pas qu`il est arrivé ce matin sur les lieux de l`accident , qu`il a vu le spectacle sanglant : La moto encastrée dans le camion , le corps encore vivant de notre bourreau , qu`on a vite transporté à l`hôpital , et le corps inerte de Maman . Je ne sais pas que c`est Romain qui à affronté ça . Et que devant mes frères et ma s½ur , à l`hôpital , il a effectivement craché sur notre beau - père agonisant . En guise de billet aller pour l`Enfer . Il a fait ça , Romain . Puis il est parti vivre sa vie . Romain s`en va , claquant la porte sur dix - sept ans d`effroi ...


Fin du Flash - Back .


Les larmes me montent aux yeux , comme à chaque fois que je repense à cet accident .. Mais elles ont appris a ne plus couler . Je pleure toujours , mais plus pour Maman . J`ai trop pleurer pour Elle . Des années que je n`ai pas pris le temps de compter ..
Je pose la cadre sur le bureau et me couche sur le lit en regardant le plafond . Je suis bien là . Sans personne pour me déranger ..


__ Toc - Toc .


Je crois bien que je parle trop vite .. Je ne veux voir personne .. Personne putain c`est pas compliqué a comprendre ! Je ne me lève pas et reste couché sur le lit . Je n`ouvrirait pas . Mais c`est la personne qui veut me voir qui ouvre la porte .. Dieu pourquoi tu me laisses pas en paix ?








Bonjours les miss . Voilà , nouveau chapitre en ligne . Perso je ne l`aime pas tellement .. Je trouve que j`ai complétement louper le Flash - Back sur la mort de la mère de Marine .. Vous en pensez quoi ?
J`ai beaucoup d`autres choses à vous dires mais je manque cruellement de temps .. Ranlala ces cours .. xD`
J`espère que pour vous , tout va pour le mieux . Ecoles , familles , amours . ^^ Que pensez vous de la déco ?
Bisous Bisous . Encore mille merci pour tout vos commentaires adorables . ( :

# Posté le samedi 06 septembre 2008 16:23

Modifié le samedi 13 septembre 2008 06:21